Autoconsommation solaire : ce qui a changé depuis 2014

Graphique : production solaire en France de 2012 à 2025, de 3,8 à 32,5 TWh par an.

Cet article actualise un billet publié le 2 juin 2014 sur l’ancien blog d’EkOolos, « Le solaire photovoltaïque en autoconsommation ». Les chiffres sont ceux de 2026, avec leurs sources.

En 2014, nous présentions l’autoconsommation comme un « nouveau concept » : la plupart des panneaux posés sur les toits servaient alors à revendre toute leur production à ERDF, sous contrat de 20 ans. Ce qui était une curiosité est devenu une formule courante. Voici ce qui a changé, et ce qui n’a pas bougé.

Le solaire a changé d’échelle

Les panneaux solaires ont produit 5,8 TWh en France en 2014 et 32,5 TWh en 2025, soit 5,6 fois plus. Ils couvraient 1,3 % de la consommation d’électricité du pays ; ils en couvrent désormais 7,3 %. Le registre national des installations recense aujourd’hui près de 35 GW de solaire, répartis sur environ 1,28 million d’installations, des centrales au sol aux toitures de maisons.

La France compte 34,9 GW de solaire installé répartis sur 1 281 052 installations, d’après le registre national des installations de production d’électricité.

Ce qui a changé pour un particulier

  • ERDF s’appelle Enedis depuis 2016 ; c’est toujours le gestionnaire du réseau qui raccorde votre installation.
  • L’autoconsommation a reçu un cadre légal en 2016-2017. La formule « autoconsommation avec vente du surplus » est aujourd’hui l’une des plus proposées aux particuliers : vous consommez d’abord votre production, et ce que vous n’utilisez pas part sur le réseau contre rémunération.
  • Le choix entre autoconsommation et revente totale dépend désormais surtout de votre consommation en journée et des conditions de rachat du moment : notre guide autoconsommation ou revente totale explique comment comparer les deux offres chiffrées d’un installateur.

Ce qui n’a pas changé : le soleil ne suit pas vos horaires

Notre article de 2014 relevait déjà l’inconvénient principal : les panneaux produisent quand le soleil brille, pas forcément quand vous consommez. Les chiffres de PVGIS (Commission européenne) le confirment : dans la moitié des départements, les mois d’avril à septembre apportent plus de 65 % de la production annuelle, et un mois de juillet produit en général près de 3 fois plus qu’un mois de décembre.

La production varie aussi selon la région : 1 kWc (kilowatt-crête, la puissance d’environ 5 à 6 m² de panneaux) bien orienté produit environ 1 029 kWh par an à Bar-le-Duc et 1 610 kWh à Marseille, pour une médiane de 1 210 kWh entre les préfectures de métropole.

Pour consommer davantage de sa propre production, les leviers restent les mêmes : faire tourner le lave-linge, le lave-vaisselle ou le chauffe-eau en journée, recharger une voiture électrique à midi plutôt que la nuit. Une batterie domestique peut stocker l’excédent de la journée, mais son coût doit être comparé aux économies qu’elle permet.

Estimer votre propre cas

Le simulateur solaire calcule la production à votre adresse et la part que vous pourriez consommer vous-même, selon vos habitudes. Les pages devis panneaux solaires donnent les repères de chaque département et permettent de comparer des installateurs.

Sources : RTE, éCO2mix (production solaire annuelle), via ODRÉ ; registre national des installations de production d’électricité (ODRÉ, mis à jour quotidiennement) ; PVGIS 5.3 (Commission européenne), installation à 35° plein sud aux préfectures.